L’Alchimiste de Paulo Coelho, 1888

 

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Carte d’identité du livre :

-Auteur : Paulo Coelho a reçu de nombreux prix internationaux, dont le prestigieux Crystal Award du Forum économique mondial. Lauréat du prix de la Fondation Blouin aux Etats-Unis, du prix Bambi 2001 en Allemagne et du prix 2005 de l’Association des libraires en Italie, il est également chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur en France. Il siège à l’Académie brésilienne de littérature depuis 2002. Il est aussi chroniqueur pour la presse et publie chaque semaine dans les journaux du monde entier. Il est l’un des auteurs les plus appréciés de notre époque. Avec soixante-quinze millions d’exemplaires vendus dans le monde entier, ses livres ont été traduits en soixante et une lanques et publiés dans cent cinquante pays. L’Alchimiste est son premier roman.

-Date de sortie au Brésil : 1888

-Titre original: O Alquimista

-Edition de traduction : Editions Anne Carrière

-Traducteur : Jean Orecchioni

-Date de sortie en version française : 1994

-Edition que je possède : J'ai Lu

-Nombre de pages : 191

 

 

 

 

 

Résumé de la quatrième de couverture :

 

« Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides.
Lorsqu'il rencontre l'Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Merveilleux conte philosophique destiné à l'enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.»

 

 

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Résumé personnel :

 

Parfois, nous avons des rêves que nous ne réalisons jamais…

Des choses que ne nous faisons pas, par peur d’entreprendre quelque chose de mauvais. Notre cœur se referme alors et nous restons cloisonnés sans jamais l’écouter.

Et si pour une fois nous partions pour un long voyage au bout du monde, guidé par ses propres envies, ses sentiments, guidés par notre cœur ?

 

Santiago, berger vivant en Andalousie aime partir et voyager avec ses moutons.

Un jour, alors qu’il est en train de lire sur un banc, il rencontre un drôle de personnage qui va lui faire prendre conscience qu’il faut parfois tout quitter pour accomplir son rêve.

Il part alors à la conquête d’un trésor caché au pied des Pyramides car il en a rêvé à deux reprises.

Il va faire des rencontres qui ne lui seront pas anodines, des signes vont le mener à changer de vie tout au long de son voyage et à se rendre compte que le véritable trésor est enfoui simplement dans son cœur.

 

Mon avis :

 

Ce roman philosophique m’a attiré justement par son côté conte philosophique.

J’en ai déjà lu et je sais que j’adore ça.

Une histoire qui, indirectement, porte au lecteur une réflexion, j’adore.

J’ai donc débuté mon histoire avec beaucoup d’enthousiasme et je m’y suis plongée directement appréciant la mise en bouche de l’histoire.

Un jeune homme, un berger qui rêve d’un trésor et il rencontre alors une personne qui va changer sa vie.

Ici, on peut se demander si elle existe vraiment ou si elle n’est que la matérialisation de sa conscience ; ce qui se retrouve ensuite pour beaucoup de personnages tout au long de son voyage ; et je dirais même pour toute l’histoire qui oscille entre le sens propre et le sens figuré.

C’est une sorte de voyage initiatique où le berger va voyager dans un but précis mais sans vraiment savoir pourquoi ni comment.

 

J’aimais beaucoup les questions existentialistes que posait ce livre tout en racontant une jolie histoire.

Puis, je me suis lassée… Tout était toujours pareil, les mots longs. Je me suis ennuyée et n’en voyant pas le bout, la lecture est devenue plus rapide.

Trop de mots qui ne portaient pas à réflexion mais plutôt que les choses étaient comme ça, qu’il fallait les voir comme ça et surtout vivre ainsi.

Il ne se passait plus rien et cela stagnait. Je sais qu’il s’agit d’un roman philosophique mais il est tout à fait possible d’avoir une histoire qui est attrayante pour le lecteur, avec du mouvement et de la vivacité, tout en donnant une certaine philosophie à celle-ci.

 

Je n’ai pas apprécié également le côté magique qui devenait absurde. Le jeune homme part à la conquête de son trésor en rencontrant toutes sortes de personne, il est patient (contrairement à moi !) ; bon d’accord.

Mais ensuite, cela devient absurde et même si ce n’est qu’une image, j’ai trouvé ça plutôt stupide et très gnian gnian le fait qu’il parle par exemple à son cœur et que celui-ci lui réponde. Et ce avec plusieurs choses…

 

Puis, tout au long du livre, l’auteur explique qu’en fait, tout est fait de la même main, celle de dieu.

Je n’apprécie pas cette notion certes, mais il est toujours intéressant de voir d’autres points de vue. Cependant, ici, je l’ai ressenti comme une obligation de penser et c’est cela qui m’a rebuté.

 

Je suis déçue car l’entrée en matière me plaisait bien et il est incontestable de dire que l’auteur a un véritable talent. Son écriture est très belle et malgré tout j’ai apprécié lire ce livre pour cela mais ça c’est révélé trop long, absurde et moralisateur pour que j’aime plus.

 

Pour faire une petite comparaison, même si je n’ai pour l’instant lu qu’un livre de lui, Laurent Gounelle est excellent pour raconter une histoire philosophique à travers un vrai bon roman, bien écrit, simple et agréable. Et je n’oublie pas non plus Bernard Werber qui est aussi excellent pour ses romans que je qualifierais d’ « intelligent ».

 

Ma note sera donc un  « C+ » car j’ai trouvé l’histoire intéressante et bien écrite mais sans plus grand intérêt pour moi, trop long pour rien…

 

Nota Bene : Je pense que je ne relirais pas de livres de cet auteur, enfin pour le moment je n’en ai pas du tout l’envie, avec regret…

 

~Extrait~

 

«Chaque Homme sur terre a un trésor qui l’attend, lui dit son coeur. Nous, les coeurs, en parlons rarement, car les Hommes ne veulent plus trouver ces trésors. Nous n’en parlons qu’aux petits enfants. Ensuite, nous laissons la vie se charger de conduire chacun vers son destin. Malheureusement, peu d’Hommes suivent le chemin qui leur est tracé, et qui est le chemin de la Légende Personnelle et de la félicité. La plupart voient le monde comme quelque chose de menaçant et, pour cette raison même, le monde devient en effet une chose menaçante. »

 

 

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