Souvenirs d’enfance.

 

Lorsque nous sommes petits, nous avons une imagination débordante !

 

Quelques heures plus tôt, je rentrais en bus de mon lycée. Je retrouve dans le bus en général les anciennes amies, car ce sont souvent eux qui restent, habitant près de chez moi.

Nous avons alors discuté et alors nous avons pris un grand fou rire nous remémorant nos souvenirs d’enfance.

Fou ? Diriez vous que les enfants sont fous ? Non je dirais juste qu’ils débordent d’imagination !

Je pense qu’un petit récit de nos souvenirs serait une bonne idée, non seulement pour ancrer ça par écrit mais également pour passer un bon moment de rigolades…

 

Tout d’abord, quand j’étais petite ma passion c’était les fées. Je voulais réellement en voir ! Avec une nouvelle amie, j’ai donc décidé de monter un club de fées. Nous étions que toutes les deux. Dessinatrice dans l’âme, elle dessinait déjà les potentielles fées que nous pourrions croiser. Sous mon lit en hauteur, j’avais installé une cabane comme les enfants adorent faire en accrochant des couvertures. Se cachait en dessous notre antre pour débattre sur les fées. Je passais mon temps à faire des recherches, connaître les différentes espèces. Nous avions même imprimé une page afin de faire des potions pour invoquer les fées. J’avais emprunté des livres pour étudier comment j’allais pouvoir les observer et projetais d’aller en forêt un soir de pleine lune. Pour cela je devais m’évader de la maison en cachette évitant la surveillance des parents. Toute une affaire, j’avais tout prévu en plus dans mon sac à dos. Simplement il me fallait une forêt…

 

Plus tard, j’ai eu ma période sirène. Mais ça je l’ai vécu seule. Je voulais absolument être une sirène. Je regardais des films qui m’enchantaient et prenaient des bains sans arrêt en espérant qu’un jour mes jambes se transforment en queue de poisson au contact de l’eau. J’en rêve encore mais jamais aucune écaille n’est apparue…

 

J’avais une autre de mes grandes amies avec qui je jouais au Plémobyle. Chaque fois que nous nous invitions, nous jouions avec ces petits jouets carrés. J’étais d’ailleurs très jalouse car elle avait des Plémobyle plus beaux que les miens, et elle avait même LA maison de Plémobyle qui était grande et luxueuse, magnifique… Mais ce qu’elle n’avait pas et que moi j’avais, c’était…la voiture ! Alors toute heureuse j’emportais ma voiture quand nous jouions chez elle ! Toujours les mêmes histoires : un couple, j’aimais bien être le gars et souvent j’étais un salop ! On s’aimait puis on se disputait et j’allais voir ailleurs. Est-ce que les mœurs de la société nous influaient déjà à l’âge de 8 ans… ?

 

Puis, avec ma best friend forever de quand j’étais petite, nous en avons vécu des belles choses aussi. Comment dire… J’étais persuadé, c’est bien le mot, car cela prenait en compte tous mes sentiments les plus sincères…j’étais persuadé que mes poupons étaient de vrais bébés. Et le pire, c’est que je lui faisais croire, à demi en pleurant pour qu’elle me croie vraiment. Je lui expliquais qu’il existait un dieu des bébés qui me donnait le pouvoir de s’occuper des bébés qui se transformaient en poupées pour qu’on ne sache pas que ce sont des vrais. Bien évidement je voulais lui donner ce don. Alors j’allais sur un banc dehors avec toutes mes poupées afin d’invoquer le dieu des bébés. A ce moment là, un jeune homme passe en vélo, il devait avoir 5ans de plus que nous, ce qui paraît énorme lorsque nous avons 8 ans et nous regarde d’un air interloqué avec nos poupées sur le banc et moi effectuant une prière. Gênée et énervée d’être scrutée ainsi, du haut de mes 1m30 je lui ai alors dis «quoi ? » d’un ton quelque peu agressif…

 

Mon père s’amusait également très bien quand nous étions petites. Déjà, nous adorions avoir peur et pour halloween c’était la fête ! On regardait des films d’horreurs du type Vendredi 13, le truc qui nous faisait flipper à mort. Et bien sûr, ce soir là, la lumière a claqué, comment vous dire que nous n’avions pas trop envie de passer du salon à ma chambre. Et là vient le rôle du père très sympathique, qui possédant une sculpture de tête affreuse, nous faisait peur avec, en la faisant monter tout doucement dans l’escalier… Et puis, évidemment, il devait dire à mon amie que mon chat (tout noir) se transformait en panthère la nuit et mangeait les enfants. Il n’y avait rien de méchant dans ses pensées, non il s’amusait véritablement, mais pour nous, ce n’était pas franchement la même chose.

Dans l’ambiance qui fait peur, j’ai voulu également invoquer les esprits de ma chambre un jour qui se trouvait au grenier (étant tout retapé à neuf). Nous étions 4, nous avons mis un verre sous la supposée corde où un homme ce serait pendu pour l’invoquer… Mais jamais le verre n’a bougé malgré mes prières à la con d’esprit es-tu là. La petite ballade qui s’ensuivit au cimetière de notre village ne nous apportera rien de plus non plus, à part quelques petites montées d’adrénaline en se faisant peur toutes seules…

Bref, on s’amusait bien…

 

07

07