Et c’est reparti pour un tour!

 

Et comme d’habitude, c’est avec grande finesse des choses que je réussi à accomplir des exploits.

Les événements s’enchaînent, mais bien entendu chez moi, c’est avec beaucoup d’humour qu’ils ont décidé de se produire.

Bon, rien de grave, c’est juste drôle. Drôle pour ceux qui regardent, qui lisent mais pas pour ceux qui le vivent, c’est-à-dire en fait...moi!

 

Il fut un temps où j’étais tranquille, je vivais dans ma petite campagne isolée, j’allais au lycée en bus le matin à 7h. Mais trop malheureuse de ma tranquillité, et puisqu’il le faut bien, j’ai décidé de partir en ville. Ma ville. La belle Lyon, qui m’accueille à bras ouverts pour mes études.

 

Il fut donc une pré-rentrée très agréable un vendredi matin.

Toute heureuse, je rentre chez moi, prenant le train. Bien évidemment, à la bourre, comme d’habitude, pas le temps de réfléchir, je prends mon billet à la borne. Et tout simplement parce que la SNCF a la gentillesse de vouloir forniquer avec notre carte bleue, ma carte de réduction que j’ai payé 34 euros afin d’avoir des petits prix pour mes billets ne fonctionne pas à la borne.

Pas le temps de s’acharner sur mon sort malheureusement… Le train arrive dans 10 min.

Au revoir mamie et à dimanche soir!

 

Week-end de tranquillité. Avec un beau garçon, je vais au cinéma voir Nerve et au KFC me péter le bide à n’en plus pouvoir. Obèse, voilà ce que je vais devenir.

Bref, week-end fort sympathique pour se détendre avant de reprendre réellement les cours. (Bon avec 16h de cours par semaine, je devrais peut-être m’en sortir, mais ça c’est un détail.)

 

Petite aide à mon padre pour déménager.

Bah oui parce que nous on fait pas dans le chamallow !

On déménage de partout. Moi je pars à Lyon et en même temps je déménage de domicile disons fixe, donc double déménagement !

 

Sans oublier qu’il a fallu embarquer ma petite Wabe à Lyon, enfin je ne vais pas m’éterniser là dessus car là j’ai l’impression de partir dans tous les sens. Mais c’était franchement marrant la route avec mon chat.

Tout d’abord les miaulements d’horreur de la petite bête enfermée dans sa cage.

J’ai donc décidé de la sortir pour la rassurer. Les griffes soyeuses s’infiltrant dans ma peau toute douce, les poils perdues à cause du stress volant de part et d’autre et s’infiltrant gentiment dans nos petites narines. Mon père rigolant et voulant la prendre en photo.

Bref, heureusement qu’il n’y avait pas les flics car chat paniqué qui bouge de partout + portable au volant pour prendre des photos du chat, c’est pas tout tout bien tout ça !

Mais nous voilà à Lyon Wabe et moi ! Bref, je divague.

 

Tout ça pour dire que j’avais passé un bon petit week-end avec ce beau goss près de moi, seulement voilà, viens une heure où il faut repartir chacun de son côté et c’est-à-dire pour moi, reprendre le train direction Lyon !

 

Pensant que nous avions le temps, et oui maintenant on habite pas loin de la gare, nous ne nous pressions pas. Mais bien entendu, encore à la bourre…

Train de 17h38, évidemment il y a du monde à la borne.

Encore une fois, ma carte de réduction ne fonctionne pas, foutu p*** de m** !

Je prends une réduction au hasard de n’importe quoi, marre de payer 18,50 euros pour faire juste une heure de trajet !

Le train est là, vite vite, pas le temps de dire au revoir au padre et temps pis pour la petite sœur qui me court après et qui pleure parce-qu’elle ne veut pas que je parte. Je suis dans le train !

Un monde fou et moi je me trimballe mes trois sacs énormes : ma valise rouge (que j’ai depuis que je suis née, pas toute jeune celle-là), mon sac d’ordinateur avec trois tonnes de classeurs et de livres dont je n’avais en fait pas du tout besoin pour le week-end et un autre petit sac tout mignon avec quelques robes et escarpins au cas où je déciderais de sortir faire ma folle dans Lyon, et par dessus tout ça, mon fameux tapis de gym qui a l’obligation de venir avec moi !

Bien sûr ça prend de la place, et moi je ne me gêne pas pour bousculer le vieux (enfin pas tant que ça je crois?!) monsieur qui regarde sa bien aimée par la fenêtre avec un air mélancolique.

Je m’assois enfin.

Ouf.

Je regarde le billet !

Pu*** de sa m*** je ne l’ai pas composté en plus d’avoir pris une réduction que je n’ai pas !

Je me fais toute petite dans mon siège… Pas de contrôleur please !!

Je suis encore une petite fille moi, c’est mon papa qui a payé, je peux rien faire !

Bon, en fait, je m’emballe pas bien longtemps car il y avait tellement de monde que les contrôleurs ne s’amusent pas à venir à cette heure là.

Alors j’ai lu mon Fakir bien tranquillement, il s’agit d’un livre. Ne vous méprenez pas : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa de Romain Puértolas. Une bombe ce roman, je l’adore (chronique sur le blog!).

Bon, le trajet passe et j’ai survécu.

 

Maintenant il faut prendre le métro pour arriver jusqu’au domicile de la mère-grand.

J’ai chaud, j’ai mal aux bras, j’ai un tapis de gym, mais c’est pas pour autant que j’ai des muscles. Et franchement, me retrouver pile en dessous des aisselles d’un charmant monsieur à cause de ma taille de naine, ce n’est pas des plus réconfortants.

 

Les contrôleurs du métro ne sont pas très embêtants puisque j’ai un billet en bonne et due forme cette fois mais il s’agit de pouvoir le sortir de ma poche arrière sans tout faire tomber, le tout me contorsionnant et faisant tomber ma valise sur une poussette.

Roh ça va, des goss y’en a plein, va pas nous faire un caca nerveux la maman !

Bon je m’excuse quand même parce que ce n’est pas très très gentil de vouloir attaquer un enfant à coup de valise rouge…

 

Enfin arrivée à la maison ! Le lit était le bienvenu.

Et alors j’ai pris la décision de ne plus prendre de billet de train, même si ça ne m’empêchera pas d’être toujours en retard…

 

La poisse ? Est-ce que j’ai la poisse ou la poisse ?

Je pensais arrêter mon texte là mais non ! Le destin en a décidé autrement et le sort maléfique s’acharne sur moi de plus belle.

Après mon aventure pour arriver à Lyon par le train et le métro, la Fac m’aide (ou m’aime?) aussi beaucoup.

 

Lundi, nous avons eu la chance d’avoir un cours où la prof nous aidait à comprendre nos emplois du temps. Par malheur j’apprends qu’un de mes cours est localisé non pas à la Manufacture des Tabacs qui se trouve à 5min à pieds de chez mère-grand mais sur les quais donc à plus de 30 min à pieds.

 

Motivée malgré tout, je me réveille le matin et décide de partir avec mes petites pattes, ça fait du sport après tout. Je me laisse une heure, le temps de faire le trajet, de trouver la fac et la salle.

Toute heureuse que je suis, j’arrive à 10h40 pour mon cours de 11h à la fac et demande où se trouve l’amphi dans lequel je dois me rendre pour mon premier cours de philo.

 

Et là, comme si ce qu’allait me dire le monsieur de l’accueil n’allait pas juste me tuer sur place, il me regarde d’un air très sérieux en disant : « C’est à la manufacture des tabacs ».

Croyant un instant qu’il s’était trompé, je demande s’il est bien sûr.

C’est forcément une blague.

Non.

Ce n’est pas une blague !

Mon envie alors de tuer tout le monde à coup de lazers géants sortant de mes yeux n’étaient pas des moindres…

 

Je regarde mon portable.

10h44.

Impossible de rejoindre la manu à pieds sans être carrément à la bourre.

Tant pis je prends le métro et utilise un charmant ticket.

Bien évidemment, l’arrêt de métro n’est tout de même pas à côté de la fac et je dois encore marcher.

Alors avec mes petites gambettes je marche à vitesse grand V.

Là où quelqu’un ferait deux pas, j’en fais quatre, donc en marchant vite c’est encore pire.

 

Je m’imagine m’emmêlant dans mes propres jambes et me ratatiner par terre.

Je me dis que les gens qui voient passer un petit bout de truc à toute vitesse en dessous d’eux ne doivent rien y comprendre.

Je me sens un peu comme Passe Partout dans Fort Boyard.

 

Enfin bref, il est 11h passé et je panique.

Quand j’arrive enfin devant l’entrée, je n’hésite pas une seconde et je me dépêche de trouver l’amphi.

J’ai tout de même de la chance car tout est indiqué et je trouve facilement.

 

A moitié dégoulinante, mon mise en beauté ça va pas du tout ma chérie !!

Je monte tout en haut de l’amphi, sors mon ordi et commence à écouter le cours.

 

J’ai loupé le début du cours alors je ne comprends rien évidemment.

Le monsieur tout en bas il parle de gênes de chimpanzé.

What ?

Je me dis que douée comme je suis, je me suis peut-être carrément trompée de fac et je suis allée dans celle des sciences ! Qui sait ? Avec la chance que j’ai ?

 

Je demande à mon voisin, me rapprochant de lui délicatement, où est-ce que je suis.

Il doit être ravi vu mon odeur putride. Et me prendre pour une folle aussi.

Je suis hors d’haleine et prête à pleurer s’il me dit autre chose que ce que j’ai envie d’entendre.

Si si, je suis bien au bon endroit, il suffit juste d’écouter pour comprendre que l’on parle de l’Homme et de la question d’anthropomorphisme avec notre ami Aristote.

 

Bon tout va bien, j’écoute, je tape sur mes petites touches de clavier et je suis à fond dans mon cours maintenant !

 

Oui mais j’ai envie de faire pipi depuis que je suis partie de chez moi et c’est insupportable… !!!!

Pourtant femme forte que je suis, je tiens jusqu’à la fin des deux heures de cours et même jusqu’à rentrer chez la mère-grand car, incapable que je suis, je n’ai pas trouvé les pipis room à la fac.

 

Bon, va peut-être falloir, à un moment donné, arrêter tout ce bordel non?!

 

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