Chez lecteurs, bonjour à tous :D !

J'ai décidé, suite à un cours que j'aime beaucoup à l'université: Atelier d'écriture, de vous partager les écrits que je fais chaque semaine.

Les séances et les écrits varient beaucoup et c'est pour cela que je trouve que c'est si intéressant.

Bien entendu, le but est de partager mes écrits mais ce que j'aimerais le plus c'est que suite à la lecture, vous vous preniez au jeu et que par commentaire, vous aussi vous participiez à ces ateliers d'écriture, dans la mesure du plaisir bien évidemment :D

Je vous souhaite une belle découverte.

 

pen-428266_960_720

 

Séance 3: Le lieu d’inspiration de Pez

 

Pez aimait tant écrire qu’elle écrivait un peu partout sans même s’en rendre compte, des mots par-ci, des notes par-là. Une masse de feuilles s’accumulait et ses idées sortaient de son esprit à profusion.

Alors, lorsque Pez créa son école de danse, mais aussi de sciences et de langues, elle aménagea un petit coin pour elle, un bureau.

Si aux premiers abords ce bureau semblait être celui d’une simple professeur, il était bien plus que ça. Et il était empli d’un flot d’émotions et de souvenirs.

A l’entrée de son école, au fond d’un couloir, se trouvaient les vestiaires pour les danseuses et, à gauche, discrètement dans un renfoncement de la porte, il y avait le petit bureau de Pez.

Celui-ci était toujours ouvert, il n’y avait aucune porte, comme si l’entrée était libre. Pourtant, personne n’osait entrer car chacun savait comme son bureau était important pour la professeur Pez.

A l’intérieur, se trouvait une modeste table en bois de chêne et une chaise tout en bois aussi.

A l’ouverture de son école, Pez avait laissé encore une fois les feuilles s’entasser. Elle avait alors décidé de s’acheter un cahier afin de répertorier toutes ses idées.

Étaient donc posés au centre de la table, là, tout simplement, un cahier noir à grands carreaux et un stylo plume argenté.

Sur les murs de ce coin d’inspiration trônaient de magnifiques tableaux et photos de danseuses espagnoles.

Contrairement aux couleurs tristes et monotones et à la froideur du village où elle vivait, Pez avait habillé son coin de paradis de couleurs chaudes, en particulier de rouge. Et elle laissait le chauffage toute l’année afin de se croire comme dans le pays de ses rêves.

Une odeur douce et à la fois épicée sortait du bureau et rappelait la douceur de Pez et en même temps son caractère bien trempé.

Lorsque Pez s’asseyait sur sa chaise, elle se croyait tellement en Espagne, se prenant pour une belle danseuse, que l’inspiration était toujours là.

Et si on avait la chance d’être convoqué dans son bureau, alors on en ressortait comme transis d’un rêve, sans savoir réellement pourquoi.

C’est pour cela que Pez décida d’appeler son école «La boîte à rêves».