stylo-plume

 

 

Etant nominée au jeu #2 du jeudi organisé par Créoline de Venfré sur son blog, je me suis lancée dans cet atelier d'écriture et ce fut avec plaisir que j'ai écris un tout petit texte ! Je vous laisse découvrir les consignes et mon texte !

 

Consignes :

Cette semaine, on va rédiger un petit prequel. Qu’est-ce donc que cela, me demanderez-vous ? C’est simple…

Souvent, on nous demandait, à l’école, d’écrire la suite d’une phrase ou d’un texte. Il s’agissait de rédactions, on appelle aujourd’hui cela « écriture d’invention », je crois. (I’m an English teacher, not a French teacher, so I don’t have the « science infuse » !)

Aujourd’hui, 25 février, je vous invite à prendre le livre que vous avez à côté de vous, sur votre table de chevet, bref, le premier roman qui vous tombe sous la main…

- Ouvrez-le à la page 25 (ben oui, 25 février = page 25 !)

- Relevez la première phrase qui commence par une majuscule et qui finit par un point (c’est un peu la définition d’une phrase, en même temps…)

Attention, s'il s'agit d'un dialogue, passez à la phrase suivante. Les dialogues sont hors concours.

- Et inventez, non pas la suite de cette histoire, mais ce qui a amené à cette fameuse phrase…

Comment ça mes explications ne sont pas claires ? Bande d’ingrats !

Je vous donne un exemple :

Si la phrase page 25 est : « Soudain, il tomba par terre. », ce qui m’intéresse n’est pas la suite de ses aventures (on se doute tous qu’il va se relever !), mais plutôt, ce qui l’a amené à tomber (il courait en allant au travail, il était en retard ?)

N’oubliez pas de citer le roman dont est issue votre phrase, ainsi que l’auteur !

Nominez autant d’amis que vous voulez, plus on est de fous, plus on écrit !

J'ai hâte de vous lire ! 

Cra(zy)oline

 

 

 

Mon livre : « Que serais-je sans toi ? » de Guillaume Musso

Ma phrase page 25 : « Il était désemparé, désorienté, comme si on avait injecté du venin dans son coeur. »

 

Mon texte :

Elle se trouvait là, face à lui, dans ce bar bondé de monde. Elle souriait, de son sourire magnifique. Elle l’avait toujours séduit par son sourire charmeur. Ses dents n’étaient pas parfaitement alignées, c’est ce qui faisait son charme. Ses lèvres étaient pulpeuses et sensuelles et chaque fois qu’il les apercevait, il n’avait qu’une envie, les mordiller doucement pour la faire gémir comme elle l’avait déjà fait plusieurs fois dans ses bras. Son corps ample et souple se mouvait dans le décor chaleureux aux teintes rouges. Elle aussi avait les joues rosies, sûrement par la chaleur qui émanait du lieu. Ses formes pulpeuses l’attiraient franchement et il se remémorait la douceur de sa peau qu’il aimait frôler du bout des doigts pour lui procurer des frissons.  Ils se souvenaient des heures passées où il la regardait danser devant lui, son sourire aux lèvres, l’envie de lui sauter violemment dessus. Ses envies étaient si intenses, il ne pouvait résister en sa présence, et elle était toujours prête à tout pour lui. Ils étaient heureux. Leur relation était simple, elle se résumait à des scènes érotiques et sensuelles qui leur provoquaient un grand bonheur. Ils n’avaient besoin de rien de plus, ils étaient comblés l’un de l’autre. Ils étaient totalement libres. Mais il avait fallu qu’elle parte. Un jour, sans prévenir, elle était partie. Elle avait juste laissé une note sur l’oreiller qui sentait encore fraîchement le parfum de ses cheveux mouillés le soir avant de s’endormir. Une simple phrase. « L’amour n’est pas pour moi, je dois partir, adieu. » Une simple phrase qui lui avait détruit le cœur. Il ne sut d’abord comment l’interpréter. Cependant, il compris que c’était de sa faute. Il en était tombé amoureux et elle s’en était rendue compte. Elle avait préférée fuir pour ne pas le faire plus souffrir. Il eu le cœur déchiré pendant des semaines voire des mois de ne pas savoir où elle se trouvait. Comment avait-elle pu partir sans rien lui laisser ? Il n’avait aucun moyen de la contacter, elle avait changé de numéro de téléphone, était introuvable sur le web et avait déménagé laissant tout son entourage dans l’incompréhension totale. Il ne comprenait pas qu’elle puisse tout quitter pour une simple relation qui se montrait trop sérieuse. Il avait alors passé ses journées devant la télé, il ne travaillait plus sur son roman qui l’attendait et son éditeur s’acharnait sur lui. Son seul ami venait le voir au début pour tenter de le ramener à la raison et le faire sortir, mais jamais la motivation n’était revenue et il s’était retrouvé totalement seul. Jusqu’au jour où, voyant un reportage à la télévision, il décida soudain de quitter le pays. Il fit ses bagages, n’emporta pas grand-chose, il ne savait encore s’il allait revenir…Il avait traversé le Pacifique parce qu’il savait qu’elle était là bas. S’il n’avait pas la chance de la reconquérir, il voulait au moins la revoir. Il était alors entré dans ce bar et il l’avait vu. Il s’était fait discret, il ne voulait pas qu’elle le voie tout de suite. Il la regardait amoureusement et se souvenait de tout. Elle était belle, si belle et il savait qu’il n’avait jamais cessé de l’aimer. Il voulu alors s’approcher d’elle et elle l’aperçu enfin tandis qu’elle dansait. Il avait vu la lueur dans ses yeux et il avait alors compris qu’elle était heureuse de le revoir. Mais alors, un homme arriva derrière elle et l’enlaça, lui faisant des bisous dans le coup sans s’arrêter. Il se figea net.Il était désemparé, désorienté, comme si on avait injecté du venin dans son coeur…