Robert des noms propres, Amélie Nothomb, 2002

Amélie Nothomb

 

Carte d’identité du livre :

-Auteur : Amélie Nothomb, romancière belge francophone, s’est imposée depuis son premier roman en 1992 : Hygiène de l’assassin, comme un écrivain singulier enchaînant les succès en librairie et les récompenses littéraires, se renouvelant sans cesse. En 199, elle reçoit le Grand prix de l’Académie française pour Stupeur et tremblements, et en 2008 le Grand prix Giono pour l’ensemble de son œuvre. Ses romans sont traduits dans une quarantaine de langues

 -Date de sortie : 2002

-Edition première : Albin Michel

-Edition que je possède : Le livre de Poche

-Nombre de pages : 190

*Robert des noms propres est le 11 ème roman d’Amélie Nothomb.*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paroles de l’auteur :

« Pour un écrivain, il n’est pas de plus grande tentation que d’écrire la biographie de son assassin. Robert des noms propres : un titre de dictionnaire pour évoquer tous les noms qu’aura dits ma meurtrière avant de prononcer ma sentence. C’est la vie de celle qui me donne la mort. »

 

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Résumé personnel :

 

J’estime que faire un résumé de ce roman serait gâcher la surprise qu’est le livre dans son entier, déjà que j’en révèle un peu dans mon avis.

Ainsi, roman court – 190 pages et écrit gros – il vaut vraiment le coup d’être lu entièrement !

 

Mon avis :

 

Amélie Nothomb est une vraie folle, une pure bombe.

C’est une auteure comique et tragique à la fois. C’est une philosophe également. Et je ne peux qu’être en admiration devant son travail.

J’avais déjà lu l’année dernière Barbe Bleue dans le contexte des cours, et j’avais beaucoup aimé. Son style d’écriture très concis m’a au début surprise puis m’a conquise avec son côté cynique que j’adore.

Je ne regrette pas d’avoir acheté d’autres livres d’elle les yeux fermés, car seulement deux livres d’elle et je suis fan !

Ce roman-ci met en scène une histoire des plus tragiques mais cela parait tellement grotesque que c’en est drôle, surtout grâce à la façon de narrer d’Amélie Nothomb.

Paradoxalement, elle retrace une histoire qui semble réelle et c’est ce qui pimente encore plus le récit. C’est la dure réalité que fait entrevoir l’auteure dans un contexte grossier mais bien probable.

Et, n’ayant pas lu le résumé de la 4e couverture, comme à mon habitue, j’ai été très surprise de cette fin complètement décalée, et j’ai encore plus aimé ma lecture !

Ce qui est dingue avec Amélie Nothomb c’est qu’elle écrit une histoire bouleversante mais qui ne fait pas pleurer. Non, c’est plus fort que ça, elle donne des frissons par son récit touchant, par ses paroles dures voire trashes.

Et puis son côté philosophique m’a vraiment plu. A travers son magnifique personnage principal, Pelctrude, elle fait par d’un esprit vif et développé philosophiquement parlant. Les pensées de Plectrude sont très intelligentes et tendent à réfléchir. Ce côté réflexion sur la condition humaine, je l’avais déjà senti dans son premier roman que j’ai lu, et j’aime beaucoup cela car ça donne pas du tout un côté moralisateur au livre, bien au contraire, grâce à l’écriture cynique de l’auteure.

Je préfère ne rien dévoiler sur l’histoire du livre en lui-même car c’est un roman qui mérite d’être lu dans son intégralité. Rapide à lire en plus. Et d’ailleurs, bien qu’il soit rapide, il est très complexe par sa dualité : son sens direct et indirect révélant plein de choses ! C’est vraiment un roman qui mérite une lecture analytique en fait !

En tout cas, je suis vraiment conquise par l’auteure que je classe dans mes favoris et j’ai déjà hâte de découvrir les autres livres que je possède d’elle.

Je conseille vivement de lire Amélie Nothomb.

 

Ma note est un coup de cœur « A+ » pour ce roman qui m’a vraiment donnée une claque en seulement quelques pages, et que je recommande vivement.

 

Nota Bene : Plusieurs romans d’Amélie Nothomb traînent dans ma PAL, mais j’ai comme le pressentiment qu’ils ne vont pas y rester bien longtemps !

 

~Extrait~

 

« Cette nuit-là, donc, le bébé avait le hoquet dans le ventre de Lucette.

On n’imagine pas l’influence du hoquet d’un fœtus sur une fillette enceinte à fleur de peau.

Fabien, lui, dormait comme un bienheureux. Elle, elle en était à sa huitième heure d’insomnie, et à son huitième mois de grossesse. Son ventre énorme lui donnait l’impression de contenir une bombe à retardement.

Chaque hoquètement lui semblait correspondre au tic-tac qui la rapprochait du moment de l’explosion»

 

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