Avant Terme de Serge Cazenave-Sarkis

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L’auteur : Serge Cazenave-Sarkis occupe la Sorbonne durant mai 68 (création du comité Gavroche). Artisan d’art, Ateliers d’Art de France, cofondateur des Pointus.
Depuis 2012, écrit sur le site des éditions de l’Abat-Jour et dans la revue numérique L’Ampoule. Après Hirondelle ou martinet ? et Amis imparfaits, Avant terme est son troisième recueil de nouvelles. Un quatrième recueil est attendu pour 2016, toujours aux éditions de l’Abat-Jour.

 

La maison d’éditions : Editions de l’Abat-Jour

                                         Publié en 2015

                                        Nombre de pages : 104

 

Résumé :

C’est d’abord un orphelin qui ne sait pas comment vivre, puis un homme qui ne cesse de mourir et de renaître ; c’est ensuite un enfant qui a grandi trop vite, et d’autres disparus trop tôt ; ce sont enfin des voix obsédantes, des visions de cauchemar, et un artiste que l’art n’intéresse plus : le tout forme ces onze histoires singulières, récits de rencontres avortées, de morts précoces et de trajectoires interrompues, où le temps brusquement s’arrête et les souvenirs demeurent scellés par le sang et la pierre.

Dans ce nouveau recueil, Serge Cazenave-Sarkis se fait observateur féroce des êtres, disséquant la banalité du quotidien pour mettre à nu ce qu’il y a en chacun d’essentiel et de tragique. Il sonde les noirceurs les plus intimes, révèle la vérité profonde de personnages fragiles ou terrifiants, et fait émerger de ces tranches de vie mêlant le grotesque et le drame des destins tendus vers leur terme, un instant avant le basculement crucial, inattendu — irrémédiable toujours.

 

Mon avis :

Tout d’abord, merci beaucoup à l’auteur pour sa confiance et aux Editions de l’Abat-Jour pour l’envoi de ce livre.

 

Je dois avant tout vous prévenir, ma chronique risque d'être assez longue.

Au début, j'ai commencé à lire le recueil sans vraiment faire attention et je dois avouer que je ne comprenais pas tout. Je lisais à travers les lignes, juste en me disant que l'auteur était un peu...dérangé… Mais je voyais bien que derrière les lignes se cachait quelque chose de plus profond, qu'il y avait un vrai sens. J'ai donc décidé de reprendre ma lecture et de noter tous mes ressentis, lignes par lignes, mots par mots, analysant comme j'adore le faire chaque nouvelle. Ma chronique va donc porter sur un résumé et une analyse subjective avec mes ressentis de chaque nouvelle. Il est vrai que je pourrais presque faire une chronique différente pour chaque nouvelle tellement ce sera long, mais je trouve que le recueil est un ensemble, c'est d'ailleurs pour cela que les nouvelles sont rassemblées. Soyez donc courageux mes fidèles lecteurs pour affronter cette chronique !!

 

 

 

•Avant Terme

Titre du recueil mais également titre de la première nouvelle. En effet, à travers ces premiers termes, l'auteur annonce déjà l'atmosphère de son recueil.

Fils de riches quincailliers, l'auteur dresse un portrait d'un enfant, nommé Marcelin, assez dur et dégradant. Même les détails sur sa naissance annoncent que ce n'est pas un enfant attendu, je cite « Pris pour une flatulence, alors qu'on ne l'attendait pas si tôt […] c'est à la pelle qu'on le ramassa et qu'on le glissa dans un carton à chaussure. » Tout déjà annonce qu'il sera rejeté. Il est délaissé et battu par ses parents. L'auteur résume alors sa vie très brièvement, on comprend qu'elle n'a pas lieu d'être plus étayée, elle est inintéressants et monotone. Mais alors pourquoi vouloir dresser en premier lieu du recueil le portrait d'un jeune homme pathétique ? Je pense qu'à travers cette nouvelle, l'auteur a voulu démontrer quelque chose de très dur qu'est la nature humaine. En effet, ce jeune enfant qui n'a rien pour lui, qui ne reçoit aucune affection est en plus malade. La seule personne qui lui vient en aide est son médecin. Et son seul bonheur, aussi infime soit-il est celui de se prendre en photo et de les faire développer. Cependant, c'est à cause ou grâce au développement de ses photos qu'il va se rendre compte que son bonheur est impossible. Cela le mènera à sa perte…

Cette nouvelle, aussi dure soit-elle démontre la monstruosité humaine. On peut retrouver là des familles qui existent réellement…

On peut voir également une image du destin qui nous poursuit : coincé dans son destin, Marcelin ne pourra jamais être heureux. Il est voué à être malheureux jusqu'à sa perte.

C'est un mélange de choc de désespoir, de mort, de non-humanité, de maladie, de violence, de tristesse, de monstruosité… et de tout ce qui peut qualifier l'être humain.

 

•Case numéro 7

« Jusqu'à ce jour de septembre, sans raison particulière, il m'arrivait de mourir à peu près n'importe où. Ça me prenait sans prévenir… Je mourais… Et puis, illusion consommée, j'oubliais. »

Voici comment commence la deuxième nouvelle, de quoi s'intriguer ! En effet, un homme se dit mourir puis revenir à la vie. Il meurt par exemple dans une file d'attente au supermarché puis quelques secondes plus tard tout est normal. C'est une mort qui n'a rien de morbide puisqu'il ne se sent pas vivre.

Il comprend alors qu'il est en dépression et ne sait pas pourquoi… Il se retrouve bloqué dans sa voiture et se sent regarder par les passants, mais est-ce réel ou est-ce sa paranoïa ? Il se rend compte de ne pas être normal, il se dit fou, mais ne veut pas changer.

C'est alors un détail infime qui va le sauver : des crevettes, oui oui, des crevettes. Et une jeune femme qui ne lui dira qu'une petite phrase « ça va aller ? ».

Cette nouvelle, bien qu'elle soit étrange dans le fond et dans la forme, démontre à mon avis que chaque rencontre, chaque détail peut changer alors toute une vie sans qu'on s'en rende compte. La folie peut toucher tout un chacun, mais l'empathie et l'humanité ne sont pas données à tout le monde. Et pourtant, cela pourrait sauver plus de vie qu'on ne le pense.

 

Une odeur de rance

Un homme malheureux qui se trouve « pourri », déteste sa vie parisienne, ce qu'il est devenu avec sa femme : trop ordinaire, mais surtout, il a une grande haine envers lui. En effet, l'auteur dresse un portrait plus que pathétique de cet homme qui est son père et on ressent dans le personnage principal un mépris profond pour celui qui est son géniteur et qui est aussi l'antithèse de l'idéal à atteindre.

Soulagé de sa mort, il n'en reste pas moins qu'il le hante et qu'il n'arrive à s'en détacher. Il sent même son odeur : « une odeur de rance ». Ses illusions lui revenant souvent, il va commettre un soir un acte qu'il ne supportera pas, et qui lui fera se détester autant qu'il détestait son père « Je pue mon père ».

Je pense qu'à travers cette nouvelle, on peut facilement voir transparaître le message que la haine est un sentiment extrêmement fort dont il est difficile d'en ressortir vivant… La haine est toujours présente, et la personne qu'on haït est d'autant plus présente que si on l'aimait. Cela peut carrément amener à se haïr soi-même. Car si on haït une personne c'est bien parce-qu'elle est le reflet de ce que l'on déteste, le reflet de notre personnalité, donc le reflet de nous-même.

 

Épitaphe

Cette nouvelle m'a particulièrement touché et est l'une de celles que j'ai préféré. Je ne saurais vraiment dire pourquoi car tout aussi dur que les autres, le scénario est vraiment affreux et on voit encore une fois la destruction humaine sous son degrés le plus primitif…

Un homme se retrouve au cimetière devant la tombe de sa mère. Il n'a aucune émotion pour celle-ci. Nous filons, nous lecteurs, dans ses pensées, il s’égare dans un scénario d'après l'épitaphe de la tombe voisine « A la mort de son chien, il planta un gland-et pour ses vingt ans lui offrit son cou. ». C'est alors qu'il met en scène un homme qui éprouve énormément d'affection pour son chien. Cependant, un jour qu'il se retrouve avec des amis, il se drogue et cela va le mener à une grande dérive. Une fois encore, le personnage va commettre un acte irréversible qui le mènera à sa perte.

Celui qui imagine ce scénario est alors plus triste que la mort de sa propre mère. Ici, cette mise en abyme, met un scène une partie de l'humanité qui est plus touchée par l'amour envers les animaux qu'envers les autres hommes, et qui pourtant se détruit.

Cette nouvelle, encore une fois très dure, peut sans doute refléter la destruction par la drogue qui est très dangereuse et irréversible. Mais cela démontre aussi que l'amour est destructeur, amenant à faire des choix avec des points sans retour. La question du choix est elle aussi très important car c'est ce que nous décidons qui nous détermine. En l’occurrence, c'est un choix sur le fait d'aimer ou non ce qui nous entour et de rester vivant ou de choisir sa mort. L'auteur démontre que tout ce que nous faisons pousse à des conséquences sur notre vie, et pas des moindres.

 

Les Chenilles

Pierre, un jeune enfant, devient gros et est rejeté, ses parents ne lui adresse même plus la parole, il attise la terreur des visiteurs étant considéré comme un monstre.

Attendant un enfant, ses parents le mette de côté, sans doute gênés d'attendre avec tant d'enthousiasme une vrai bébé qui leur apportera du bonheur. A la naissance de son petit frère, il ne peut même pas l'approcher. Il ne pourra alors pas le sauver des chenilles processionnaires…

Il ne ressent alors aucune émotion, ni même de remords lorsqu'un événement semblable se reproduira. L'ignorance qu'il a subit pendant toutes ses années se reflète alors dans son comportement face au danger et à la mort.

Sa famille et son entourage l'ayant considéré comme un monstre, ont fait de lui un réel monstre. Il devient un criminel par passivité. Mais peut-on en vouloir à Pierre qui a été si rejeté juste parce-qu'il n'entrait pas dans la normalité attendue ?

J'ai juste envie de dire, pourquoi l'homme se sent-il obligé de détruire ce qui l'entour jusqu'à entraîner la mort ? Sans même s'en rendre compte, les Hommes se détruisent tous à petit feux…

 

Agrégats

Ce texte a été pour moi assez compliqué, enfin c'est le texte que lit le personnage qui est dur à comprendre et qui est en fait pratiquement l'intégralité de la nouvelle. Encore une fois, l'auteur fait part d'une complexité dans sa façon d'écrire et d'un flou assez conséquent qui entraîne à mon sens une vraie réflexion.

Le texte écrit ici est plutôt à portée philosophique, il est intéressant de le lire avec attention pour bien en saisir le sens et finalement repartir de la lecture de cette nouvelle avec des questions plein la tête. Non pas sur la nouvelle mais sur le contenu du texte.

 

•Le Cube

Encore une fois, l'auteur fait part d'une histoire assez torturée et noire.

Le début me semblait intriguant par sa banalité car je m'étais habituée au style de l'auteur et  je l'ai même carrément adopté.

J'ai compris où il voulait en venir par la suite. Histoire morbide, regroupant « amour » et folie.

Trois voisins, une femme et deux hommes sont amis et heureux ; mais une soirée trop arrosée va tout gâcher.Le personnage principal finit par avoir une relation purement sexuelle avec sa voisine Rose mais ne veut pas sortir avec elle, la trouvant franchement laide. Il doit même fuir quelques jours après leur rupture car elle devient trop insistante. Elle a alors une relation plus que dangereuse avec son autre voisin, qui s'est d'ailleurs transformé ressemblant de plus en plus au premier amant. En effet, leur amour est destructeur…

Selon moi, cette nouvelle montre bien les dégâts de l'amour, et de l'alcool aussi. La destruction dont est capable l'homme sur des êtres qu'il prétend aimer. Femme au départ naïve et gentille, Rose en devient vulgaire et même terrifiante.

C'est donc terrifiant tout ce que peut faire l' « humanité » sur soi-même. C'est tellement sombre comme histoire. Encore plein de remises en questions sur notre façon de voir les choses…

 

Objets inanimés

Cette nouvelle est, pour moi, une réflexion sur la notion de l'amour à travers un personnage qui a l'air plus qu'heureux de flâner dans les rues de Paris. Celui-ci revient d'une soirée où il a discuté d'amour avec ses amis, de façon légère. Lui, a quitté sa femme mais ne se sent pas triste.

Il semble alors très attaché à un objet que nous affectionnons tous plus ou moins, notre téléphone portable. Comble de l'ironie, il se retrouve accosté par une femme qui vend des gri-gri, ces objets inanimés qui ont pourtant beaucoup de valeur et de signification dans certaines cultures.

Et alors la grande question est « est si l'amour existait seulement dans notre tête ? »

En effet, l'amour est quelque chose d'abstrait qui, ici c'est mon point de vue, dépend de chacun ! Et je vois dans cette nouvelle, une sorte d'insistance quant à l'amour que nous portons pour les objets , car oui je pense que nous vivons dans un monde très matérialiste…

Et puis l'amour ne peut être définit…

 

Le cul des yeux

Ici encore je retrouve une nouvelle qui m'a plu énormément, reflétant une certaine façon de pensée semblable à la mienne. L'auteur sait vraiment retourner les esprits !

Il met en scène un homme qui se trouve à l'hôpital et qui, après plusieurs remises en questions sur sa façon de guérir, découvre qu'aucun traitement ne pourra rien faire. Lui, a besoin de violence, d'actes mauvais, il en vient à commettre des actes monstrueux. Mais il se sent guérir petit à petit grâce à ça. Sa mémoire lui revenant alors, il découvre pourquoi il a tant besoin de ces pulsions malsaines…

Cette nouvelle révèle tout d'abord la fascination qu'a l'homme pour les choses cruelles, morbides… C'est la violence qui a le don d'un réel traitement et malheureusement pour beaucoup. C'est comme une pulsion, un désir. Rien d'étonnant à ce que nous vivions dans un monde de peur puisque le crime et la violence sont de partout !

Par ailleurs, d'après moi, l'auteur démontre qu'on ne peut pas changer la nature humaine, on ne peut pas changer ce qu'on était avant. Cet homme auquel on a caché sa réelle identité retrouve tout de même ses pulsions qui déterminent son essence car il ne peut s'en détacher, elles font parties de lui-même, qu'il soit un autre ou non, personne ne peut changer sa réelle identité.

Encore une nouvelle qui pose finalement des questions bien philosophiques sur la nature humaine.

 

Une imposture ?

Et bien j'avoue ne pas avoir saisie cette nouvelle. Je n'ai ni compris son sens ni même l'histoire globale qui en découlait… Comment dire que je me sens un peu ridicule… ?

J'ai donc demandé à l'auteur des informations sur cette avant dernière nouvelle pour y voir plus clair.

Cet auteur est vraiment doué car ses histoires ne sont tout de même pas facile mais elles donnent plusieurs messages qui sont puissants si on y prête attention. J'aime beaucoup les écrits qui invitent à soulever la couche qui est juste l'écrit pour entrevoir alors la subtilité de l'écriture cachée en dessous.

Voici la réponse de l'auteur : Je n'ai pas vraiment compris le sens de votre avant dernière nouvelle "Une imposture?" Pouvez-vous m'éclairer ?

 

« Une de mes humeurs pour désacraliser. Tout. Y compris l’Art, ou plutôt : les artistes. Je déteste les « manifestes en tout genre », l’Art est libre d’être ou de ne pas être. L’objet fini n’appartient à personne. L’Art, c’est la source du langage. Une fois inventée, la lettre « A » par exemple sera utilisée comme chacun l’entend : « Au revoir ! », « Encore un peu de cAfé ? », « SAlAud ! », « Je t’Aime… »… Sonore ou muette. Et comme le langage est une abstraction, je termine la nouvelle, « une imposture », en faisant dire à l’un des protagonistes : « Savez-vous à quoi l’on reconnaît que quelqu’un n’est pas un artiste ? ……….. :Il ment mal ! ». Le « qualificatif » n’est-ce pas le plus gros des mensonges ? »

 

•Dernière voix

Cette nouvelle qui clôt le recueil est également assez dure. Sans savoir à qui on a vraiment à faire, je pense qu'il s'agit d'une personne schizophrène. Et c'est encore avec beaucoup de violence et de morbidité que l'auteur fait montre d'une grande culpabilité sur l'Homme.

L'Homme qui se dit humain mais qui n'a en lui rien qui ne définit l'humanité…

Un homme malade mais qui comprend ce qui se trame autour de lui, face à des hommes qui se disent normaux et qui ne songent qu'à le faire disparaître définitivement. C'est affreux.

Ce recueil de nouvelles est tout de même assez troublant car il montre la forme humaine de façon « dégueulasse » sous toutes ses formes…

 

 

C’est avec un grand « A » que je note ce livre car je suis vraiment heureuse d'avoir découvert cet auteur qui fait part d'une grande philosophie intelligente sur la nature humaine.

 

 

Interview de l’auteur :

 

Tout d'abord, je souhaiterais parler de votre parcours et de votre passion pour l'écriture, pouvez-vous m'en dire davantage ?

 

Issu d’une famille d’artistes, c’est d’une façon naturelle que j’ai suivi cette voie. Longue carrière d’artisan d’Art. Et puis, un accident. Et toujours ce besoin de créer. Ecrire était la solution. Une rencontre décisive Franck Joannic, mon éditeur,  et me voilà  reparti… pour de nouvelles aventures !…

 

Votre recueil de nouvelles Avant Terme est plutôt sombre et montre un côté assez néfaste de l'humanité, pourquoi avoir voulu écrire sur ce thème ?

 

Je n’en ai aucune idée. Je n’éprouve pas le besoin de vouloir… ça vient tout seul. La solitude et la souffrance en général permettent de mettre en avant nos innocences et nos incapacités à communiquer – à nous comprendre – à nous respecter. À respecter tout court. (C’est ce qui m’intéresse d’écrire, j’essaie d’y parvenir en utilisant le « contraste ».)

 

Votre style d'écriture est plutôt flou pour certaines nouvelles, enfin d'après moi. Tout en disant des choses concrètes, vous racontez des histoires plutôt abstraites. Est-ce fait exprès ? Et pourquoi?

 

Je glisse dans mes histoires (du quotidien) les éléments (étranges et pas souvent conscients) qui nous gouvernent. Comment faire ressortir tel ou tel sentiment si ce n’est par l’utilisation de l’abstraction. Oui, c’est vrai, c’est voulu – je bidouille la « poésie » pour l’inclure dans le tout venant. La part de notre raison ne fait pas le poids face au « flou » qui fait de nous ce que nous sommes. Notre identité propre est inexistante. Nos cellules nous ont été transmises,  notre savoir donner, la seule chose qui pourrait nous être propre serait : une question. Une question que personne ne nous aurait fourrée dans le cerveau. Juste une question à soi ! Ce doit être ça le bonheur : avoir une question à soi…

 

Souhaitez-vous donner un message global grâce à ce recueil aux lecteurs ?

 

Aucun. Sinon d’oser dire que nous sommes fragiles. Et qu’il est bon de pouvoir échanger sur tout. Ne pas juger.

 

 

 

Est-ce que les émotions et messages que font passer les personnages dans vos nouvelles sont le reflet de vos pensées ?

 

En ce qui concerne mes critiques sur le « Pouvoir », tous les pouvoirs – Politique – traditions – religions… Oui.  Le pouvoir politique – avec les corruptions qu’il entraîne. Religieux – et ses réponses hâtives. Tradition et son lot de barbaries et de bêtises… et nos vanités… Pour le reste, il me plaît d’utiliser mes émotions (bien réelles) pour les placer là où je (on) ne les attends pas. Les descriptions de mes sentiments sont vraies, pas les situations. Je sais le sentiment d’aimer. J’aime aussi ma Grand-Mère : Ce n’est pas pour autant que j’ai violé ma Grand-Mère, même pour satisfaire un grand besoin d’amour ! (Hirondelle ou martinet ?) (Rire!)

 

Écrivez-vous seulement des nouvelles ou avez-vous des romans?

 

J’aime écrire des nouvelles. J’aime le côté vif de cette forme de littérature. Surprendre le lecteur comme mes personnages me surprennent. Faire des rencontres, comme ça, vite, en passant. Rester dans la découverte. Vivre la vie comme un instant.

 

Quels sont les noms de vos autres recueils de nouvelles s'il vous plaît ? Portent-ils également sur des sujets durs à aborder ?

 

Aux éditions de l’Abat-Jour : « Hirondelle ou martinet ? » et « Amis imparfaits ». Plutôt noirs, c’est vrai ! Avec toujours ces drôles de sentiments qui parfois sans prévenir nous traversent.

 

Avez-vous des projets d'écriture ?

 

2016 – Un nouveau recueil au printemps ! (Le titre ?..................: « S…  ……e ») à vous (tous) de trouver ! Je n’en dirai pas plus !