Le Concierge qui rêvait de devenir détective privé de Valérie Passello

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Carte d’identité du livre :

 

-Auteur : Valérie Passello :

«Si j’étais un chat, je dirais qu’à 37 ans, j’ai déjà épuisé quelques-unes de mes neuf vies. Née un crayon à la main, ma première ambition était de devenir « dessinatrice d’idioties » (sic !). Mais mon parcours m’a emmenée vers d’autres horizons que le dessin. J’ai confectionné des pizzas, fait la plonge, travaillé dans le télémarketing, la vente en kiosque, les vignes…J’ai aussi publié un premier livre, tiens, parce que l’écriture a toujours été présente dans ma vie.

Puis j’ai trouvé « ma voix » : plutôt que de dessiner des idioties, j’en ai raconté tout plein pendant 14 ans à la radio. Là encore, même si les auditeurs ne s’en aperçoivent pas, l’écriture est un passage obligé pour prendre le micro.

Enfin, j’ai connu une période de chômage. Comme ne rien faire n’était pas une option pour moi, j’ai eu l’idée d’écrire ce livre. Je voulais qu’il soit drôle et léger : tout le contraire de la période que j’étais en train de vivre. Et je dois dire que j’ai bien rigolé en l’écrivant, j’espère que ce sera votre cas en le lisant !

Devenue journaliste en presse écrite, je vis aujourd’hui de ma plume. Je ne sais pas si je vais continuer dans cette voie pour toujours, ou si une nouvelle vie m’attend encore au tournant. L’avenir se chargera bien de me le dire. Mais je suis persuadée que, quoi que je fasse, l’écriture ne sera jamais très loin.

Ah oui ! J’ai failli oublier de le mentionner : je m’occupe aussi de la conciergerie de mon immeuble… »

 

-Date de publication : 14 Décembre 2015

 

-Editions: Editions Calepin

 

-Collection : Contemporain

 

-Nombre de pages : 183

 

 

Mon avis :

 

Tout d’abord, je remercie vivement les Editions Calepin pour ce service presse.

 

Le Concierge qui rêvait de devenir détective privé est un roman qui m’a détendu et fait rire !

 

J’ai lu ce livre assez vite, en une journée je l’ai terminé.

J’ai senti rien qu’au début du livre que l’histoire se tramait assez vite.

Ce qui est plutôt un avantage je trouve.

Les personnages sont présentés avec beaucoup de rapidité et les événements s’enchaînent, tout comme les chapitres qui sont très courts.

C’est certes un peu déconcertant, mais c’est ce qui rajoute à la touche d’humour du livre je trouve.

Et puis ça ne demande qu’à être plus rapidement lu, sans se poser de questions.

Cette précipitation se retrouve dans celle du concierge qui, jouant le détective privé trop rapidement, en vient à commettre des erreurs stupides.

 

J’ai trouvé la mise en scène assez marrante car c’est vraiment l’histoire d’un immeuble avec tous les voisins et le concierge toujours là.

Ce qui joue encore une fois sur le fait que le concierge Balthazar veut sortir de son rôle de concierge alors qu’il y est bien empêtré.

Encore plus avec son surnom donné par les voisins : la fouine, qui coïncide parfaitement avec son souhait d’être détective privé, mais qui en rajoute sur son côté grotesque.

 

C’est un personnage carrément cliché avec les histoires et petits secrets entre voisins et c’est ce qui rend l’histoire comique.

Reflétant une part de réalité sans doute, issu de la propre expérience de l’auteur en tant que concierge, peut-être…

 

Le « détective » est de surcroît complètement à côté de la plaque et c’est assez amusant de voir tant il est naïf alors qu’il voudrait tant mener des petites enquêtes pour être un professionnel. Le pauvre, il voudrait juste bien faire sa passion…

 

De plus, il passe à côté de quelque chose de beaucoup plus important qu’il ne le pense et ne s’en rend jamais compte.

Il fait des âneries pas possibles et son personnage en devient même pathétique mais tellement risible.

Rien que son nom/prénom, très bien choisi par l’auteur, annonce déjà le personnage atypique qu’il est.

 

Le concierge en fait des tonnes et c’est ça qui est drôle. Il est heureux et satisfait de lui-même et ça en devient presque touchant.

 

Comme le présente l’auteure ce livre est drôle et léger. J’avoue m’être amusée. Je me suis bien divertie et ai rigolé.

Et parfois ça fait aussi du bien de lire des livres comme ça où tu ne réfléchies as, tu te détends et tu rigoles un bon coup.

 

J’ai par ailleurs, beaucoup aimé la manière d’écrire de l’auteur qui est bien sûr très touchée par l’humour mais qui est aussi très bien portée : l’auteure écrit bien et c’est agréable à lire (car non, tous les auteurs ne savent pas bien écrire…).

 

Bref, détente et amusement : je conseille le concierge/détective !

 

Ma note est donc un « A » car ce roman de Valérie Passello a su me faire rire et me détendre, et c’est tout ce que j’aime.

 

 

« Collé contre une porte cochère, Balthazar sortit son appareil photo et entreprit d’immortaliser l’achat de ce magazine, histoire d’alimenter le dossier Feroutti. Un bon détective se doit de connaître la personne sur laquelle il enquête, ses habitudes, ses goûts et même ses lectures, c’est très important. Mais au moment où il allait appuyer sur le déclencheur, la porte s’ouvrit et notre enquêteur se retrouva nez à nez avec vieille dame aussi ridée qu’une patate oubliée au fond d’une cave.

« Mais que faites-vous là, vous jouez les voyeurs ? demanda la vieille.

-Euh…Je…c’est-à-dire que…

-Mon Dieu, un lorgneur exhibitionniste ! A l’aide ! A l’aide »

La femme se mit à frapper Balthazar de toutes ses forces avec son cabas, tout en vociférant.

« Satyre ! Ne vous avisez surtout pas de me montrer ce que vous cachez sous votre manteau ! Police ! Au secours ! Malotru ! Saligaud ! » »