Les Nouilles Froides de Kent, 1989

                                                           

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Carte d’identité du livre :

 

-Auteur : Auteur, compositeur, interprète révélé par le rock et le groupe Starshooter, Kent, par ses disques et ses diverses collaborations, est devenu une figure essentielle du monde musical. Il est aussi illustrateur de bandes dessinées, auteur d’albums pour enfants et de quatre romans. Les Nouilles froides est son premier livre.

-Date de sortie: 1989

-Edition première : Libraire Séguier

-Edition que je possède : Editions Ramsay

-Date de sortie chez cette édition : 2006

-Nombre de pages : 141

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé de la quatrième de couverture :

 

« C'était le temps des derniers terrains vagues que les enfants des gens vagues transformaient en aires de jeux. En 1983, la France rangeait encore sa main-d'oeuvre dans des cages à béton plantées en périphérie des grandes villes. Les deux uniques pôles de rassemblement étaient le supermarché local et la télévision dans les foyers. Ça ressemblait encore à du confort moderne. La fatigue du labeur ne laissait que peu de place au questionnement métaphysique et à l'ennui. Les Trente Glorieuses étaient mortes depuis dix ans, provoquant d’énormes fissures dans l’avenir, mais l'édifice donnait l'illusion de tenir encore.

Marco Belloni, la trentaine, magasinier, n'avait aucune conscience de tout cela. Il travaillait pour gagner sa vie dans une usine de moules en plastique. Pas d’amour, pas d’idéal politique, pas de grand projet, juste de l’attente. L’attente de la sonnerie de fin de journée pour voir passer la seule fille « potable » de l'usine, pour aller voir Bruce Lee au cinéma, se prendre pour un autre parce qu'être lui-même n'a rien de reluisant.

C'est au croisement de cette illusion et d'une scène de rue nocturne que Marco va devenir assassin, qu'il va prendre dans ses bras une fille comme il en rêve. Elle va lui entrouvrir la porte sur un autre monde, cruel, saignant, à risques, imprévisible et haletant. Libre à lui de la suivre.

On dira ça, mais c’est un brin lourdingue…Quand on trisse avec des proxos au cul, c'est exactement le genre de discours qui vous plombe. Or faut être hyper mobile, sinon les perdreaux vous repêchent au fond du Rhône avec un chargeur de bastos dans le buffet. »

 

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Résumé personnel :

 

Vous êtes jeune, beau…surtout quand vous ressemblez à Bruce Lee au sortir du cinéma.

Catherine, jolie fille, la plus belle parmi touts ces laiderons de l’usine…mais vous n’arrivez pas à lui dire plus qu’un simple bonjour.

Puis c’est la routine, plongé dans les pots de chambres toute la journée, cinéma le soir, vous en sortez et vous aimez vous prendre pour un autre. Un homme fort et un caïd.

Mais à force de trop rêver, cela mène à une vie que vous n’auriez jamais imaginé…

 

 

*Attention aux Spoils*

 

Qui n’a jamais rêvé d’être quelqu’un d’autre ? D’être tel un héros de cinéma ?

 

Le jeune Marco Belloni aimerait être un autre homme parfois.

Il passe sont temps à produire des pots de chambres dans son usine de plastique et il s’ennuie.

Blasé de son univers, il aime voir passer la jeune Catherine, la nana qu’il voudrait conquérir.

Mais incapable d’aligner plus de trois mots pour juste lui dire bonjour, il se résigne un peu...

Au sortir d’un film avec son acteur préféré, il décide de faire le beau, le fort et il a envie de s’amuser. Il veut cogner, mais pour rigoler, faire le marlou.

C’est alors qu’il tombe sur une scène où une jeune femme à l’air de se faire « embêter », par impulsion, il s’arrête, et c’est là que sa vie d’assassin commence maloncontreusement…

 

 

Mon avis :

 

Ce roman, cela fait un moment qu’il traînait dans ma PAL !

Pas gros, je voulais quand même l’essayer.

Pas tout récent non plus, et puis l’auteur, n’est pas vraiment auteur, alors j’étais curieuse de voir à quoi cela ressemblait.

Et puis ce titre atypique, cette couverture qui incite au comique, c’était plutôt alléchant comme présentation !

 

Au début, j’ai rigolé, oui parce que la façon d’écrire me faisait rire.

Le personnage fait part de ses pensées d’une manière très sarcastique, parfois même crue, et ça m’a plu.

Par contre, il y avait des mots que je ne comprenais pas toujours…Mais chut…

Peut-être est-ce du à l’époque du livre ou juste au fait que l’auteur emploie beaucoup l’humour en utilisant des mots familiers voire en argot…

 

Ensuite, l’histoire commence et même si c’est un peu/carrément gros et trop facile pour le protagoniste, je me suis dis, pourquoi pas, c’est sympa.

Une petite histoire d’amour, un peu compliqué et pas très romantique…mélangée à un meurtre involontaire, c’est original comme scénario, ça change après tout.

Alors j’ai lu ça très facilement, mais, sans plus…

 

En fait, c’est un allant plus loin dans le livre, bien qu’il ne soit pas long, que j’ai trouvé que ça se dégradait…

J’ai moins aimé le style d’écriture, celui-ci pas très poussé littéralement parlant bien sûr.

Cela devenait presque long et, la scène finale, la plus important est finalement cette qui est des moins intéressantes et que j’ai le moins aimé. Je trouve cela bien dommage.

 

Après, ce fut une lecture facile, l’auteur n’est pas un écrivain en premier lieu, d’après sa biographie, surtout que ce fut son premier roman. On ressent plus le divertissement à travers ce livre que l’envie d’écrire un bon roman.

En bref, pour moi, il divertit son lecteur pour un court moment, mais ne marque pas l’esprit, tout simplement.

 

Ma note sera « C » car je ne peux pas dire ne pas avoir apprécié ma lecture, mais sans plus grand interêt.

 

~Extrait~

 

« Elle arriva. On était en février et c’était con, parce qu’en été, elle ne mettait rien sous sa blouse de nylon ou si peu que tous les hommes de l’atelier étaient merlans quand elle passait. Mais pas un ne l’abordait, personne ne s’assumait. Branlette dans la tête. Evidemment, toutes les femmes la trouvaient moche, elles ne pouvaient pas la saquer, la Catherine, quand elle remuait du cul en portant ses cartons.»

 

 

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